Brendan Gallagher (Dan Hamilton-USA TODAY Sports)

Bruins, Sens ou Leafs: quels sont les plus grands rivaux du CH?

PARTAGER

Ça a brassé hier sur la glace du Centre Bell entre les Sénateurs et le Canadien. Normal, quand on sait quel genre de formation a habillé les Sens.

Marc Kastelic, Bokondji Imama et Zack MacEwen, entre autres, n’étaient assurément pas là pour tenter de soulever la foule montréalaise avec leurs feintes magistrales.

Ils avaient plutôt comme mission de brasser le CH. Kastelic a d’ailleurs asséné une dangereuse mise en échec par derrière à Kaiden Guhle, dès la huitième minute. Puis, en deuxième période, il y a eu ce coup de genou du défenseur recrue Donovan Sebrango à l’endroit de Jared Davidson.

Ce matin, à Brossard, les vétérans Josh Anderson et Brendan Gallagher — qui n’étaient pas habillés hier — ont salué le courage de leurs coéquipiers, impliqués dans un match marqué de 14 avantages numériques.

« Chaque fois qu’on joue contre Ottawa, peu importe que ce soit en pré-saison, en saison ou en séries, c’est toujours comme ça, analyse Gallagher. La rivalité a été passée de joueurs en joueurs, d’année en année. Il y a beaucoup de haine entre les deux équipes et ce genre de choses se produisent. Nos gars se sont bien tenus et ont travaillé fort ensemble pour l’emporter. »

Hier, Michael Pezzetta et Arber Xhekaj, probablement les deux meilleurs joueurs du CH pour se battre, n’étaient pas en uniforme. Ce qui n’a pas changé l’attitude des 20 joueurs présents, croit Gallagher.

« Il faut être confortable dans ce genre de match, peu importe qui on est. Il faut se tenir, se protéger ensemble. C’est ça, le hockey: il y a de l’intimidation, de la robustesse, de la compétition et de l’intensité. Et c’est pourquoi les gens aiment ça. C’est rien de nouveau. Et tu dois être à l’aise dans ce genre de match si tu veux joueur longtemps dans cette ligue », estime celui qui a été repêché en 2011.

Le collègue Marc Antoine Godin lui a ensuite demandé quelle équipe était présentement la plus grande rivale du Canadien: Ottawa ou Toronto? Bonne question, considérant que les trois prochains matchs préparatoires auront lieu contre les Maple Leafs, de même que la rencontre d’ouverture, le 11 octobre.

« C’est dur à dire. En fait, il y a en trois: tu dois inclure Boston là-dedans, note Gally. Les partisans amènent beaucoup d’intensité dans les rivalités. J’ai joué les trois équipes en séries et contre Ottawa, ça [la robustesse] ressort un peu plus. Les Maple Leafs, avec leur style, tentent d’éviter ça, pour permettre à leurs meilleurs joueurs de jouer plus librement. Et les Bruins ne sont plus comme ils étaient il y a cinq, six ou sept ans. Ils ne sont plus aussi intimidants. Les trois équipes ont des styles différents. C’est intense contre les trois. Tu sais que quand tu les affrontes, ça va être le fun, mais tu dois être prêt à travailler et prendre soin de tes coéquipiers. »

L’effet Xhekaj

Durant l’entre-saison, les Sénateurs ont ajouté du muscle, on l’a vu de près hier. Même chose pour les Maple Leafs, avec l’ajout de Ryan Reaves, et les Bruins, avec le retour de Milan Lucic.

« J’ai la chance de le voir tout l’été, dit Gallagher à propos de Lucic. Ma relation avec lui, l’été, est évidemment différente qu’en saison. La bonne chose est arrivée, c’est là qu’il doit être. Chaque fois qu’il le met [le chandail des Bruins], il se sent lui-même. On le connaît. On sait à quel point il est dur. On dirait que toutes les équipes ont réagi cet été et Arber [Xhekaj] est probablement une grosse raison pourquoi. Il est déjà considéré comme l’un des meilleurs hommes forts de la ligue. Toutes les équipes de notre division ont ajouté un joueur de son genre, à cause de lui. »

Voyons voir si le match contre les Maple Leafs sera aussi intense, demain soir, 19h, toujours au Centre Bell.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

AUTRES

NOUVELLES