Nick Suzuki et Sean Monahan (Eric Bolte-USA TODAY Sports)

CH: une progression fulgurante aux mises au jeu

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Après avoir terminé au 20e rang de la LNH pour les mises au jeu, en 2021-2022, et au 25e la saison dernière, le Canadien occupe présentement le troisième échelon avec une efficacité de 54%.

Comment expliquer cette amélioration si marquée?

Pas par la présence de nouveaux joueurs, ça c’est certain, puisque Nick Suzuki, Sean Monahan, Jake Evans et Christian Dvorak étaient tous présents l’an dernier. Quoique Monahan a raté 57 matchs, Evans, 28, et Dvorak, 18.

Parlant d’absences, la seule bonne nouvelle concernant l’absence à long terme d’Alex Newhook et Kirby Dach, c’est que le Canadien mise sur de meilleurs centres au cercle des mises au jeu. Newhook avait effectivement remporté seulement 38,7% de ses 119 tentatives au moment de sa blessure et Dach était 3-en-8, pour une efficacité de 37,5%.

Monahan: 443 mises au jeu, 57,3% d’efficacité, hausse de 2,2% par rapport à 2022-2023

Suzuki: 413 mises au jeu, 55,4%, hausse de 8,8%

Evans: 360 mises au jeu, 53,1%, hausse de 1,1%

Dvorak: 230 mises au jeu, 60%, hausse de 8%

Les hausses de Suzuki et de Dvorak sont particulièrement impressionnantes. Suzuki n’a jamais été reconnu pour son talent aux mises au jeu. À preuve, l’an dernier, il a maintenu une moyenne de 47,3% et en carrière, elle est de 48%.

Dvorak, lui, a remporté 52% de ses duels la saison dernière, son pire rendement depuis 2017-2018, à sa deuxième saison en Arizona.

(Cela dit, il reprendrait Newhook et Dach dans sa formation demain matin, mais pour d’autres raisons)

Comment expliquer la progression?

Quand St-Louis et Alexandre Burrows — l’entraîneur adjoint responsable des attaquants — jouaient, ils étaient tous les deux des ailiers. Alors, la magie des mises au jeu, ça ne vient pas directement d’eux, quoiqu’ils sont évidemment capables de donner des bons conseils et d’analyser les tendances des joueurs adverses.

Adam Nicholas, le directeur du développement hockey, et Scott Pellerin, le directeur adjoint du développement du joueur, y sont aussi peut-être un pour quelque chose.

Mais en tant que bon vétéran, il ne faudrait pas négliger l’influence que peut avoir Sean Monahan sur les autres centres de l’équipe.

Depuis son arrivée dans la LNH, en 2013-2014, Monahan s’est amélioré dans les mises au jeu à chaque année. En outre, depuis trois ans, son efficacité est passée de 52,6% à 57,3%!

L’an dernier, il s’est blessé au début décembre et n’a pu servir de mentor autant qu’il ne l’aurait souhaité. Des conseils en théorie, c’est bien, mais en pratique, c’est mieux. Et cette saison, il est en santé et peut pratiquer les mises au jeu avec Suzuki, Evans et Dvorak, après les entraînements.

Et, visiblement, ça rapporte.

Note: Seuls les Rangers (55,3%) et les Penguins (54,8%) sont meilleurs que le Canadien

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