Capture d’écran YouTube

Courir 100 km par jour, pour son fils

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BILLET – J’ai regardé hier soir, sur YouTube, Courir pour Noah, un documentaire fait par Holos sur l’incroyable exploit de Marc-Antoine Forand, en mars 2022.

Marc-Antoine a alors décidé de courir la distance entre New York et Bromont, pendant une semaine, pour recueillir des fonds pour différents organismes reliés à la trisomie 21, dont son fils Noah est atteint.

New York-Bromont, c’est 690 kilomètres. En une semaine! Faites le calcul: Marc-Antoine a couru environ 100 km par jour, parfois dans la pluie, la neige et le froid. Pourquoi? Afin de recueillir des dons, oui, mais aussi démontrer à son fils que rien n’est impossible dans la vie.

« Quand Noah est né, les docteurs nous ont dit qu’il allait avoir du mal avec son équilibre. De ne pas s’attendre à grand-chose point de vue course ou vélo, notamment. Eh bien aujourd’hui, Noah monte des montagnes avec nous et fait du vélo comme un champion. Il nous prouve, jour après jour, que rien n’est impossible », dit le papa dans le film.

Je dois le dire: je suis un peu biaisé dans mon jugement, car je connais personnellement Marc-Antoine Forand. Sa copine, Carolanne, est ma meilleure amie depuis l’adolescence.

Et si vous voulez faire des liens, Carolanne est la grande soeur de Frédérick Gaudreau, qui joue pour le Wild du Minnesota. Fin de la parenthèse.

Je le savais car j’en avais beaucoup entendu parler, mais pour le voir de mes propres yeux dans le film, je dois le dire: l’exploit qu’a réalisé Marc-Antoine est surhumain. Pensez-y: 100 kilomètres par jour! Ça, c’est deux marathons et demi! Aucun sens.

D’ailleurs, plusieurs fois en regardant le film, j’ai dit à voix haute: « Il est malade mental! ». Au même moment, j’avais envie de dire que je l’admirais sans fin.

Une bataille mentale

C’est fou tout ce qu’il a dû traverser. Les crampes, les douleurs, la fatigue, les intempéries, oui. Mais d’abord et avant tout, la bataille mentale que cela implique.

Marc-Antoine tentait de commencer à courir chaque matin, à l’aube, vers 7h. Il s’arrêtait aux 30 km, pour se reposer, boire et manger un peu. « Je n’ai jamais ressenti autant de douleur », dit-il quelque part à mi-chemin. J’imagine!

Son corps a dû puiser dans toutes ses ressources pour rallier Bromont. Sa tête, encore plus. À un moment donné, on le voit s’effondrer en regagnant le VR pour un « ravito », comme il dit. « J’en peux plus! Je suis tellement fatigué! ».

Mais, chaque fois qu’on le pense à terre, chaque fois qu’on pense qu’il va abandonner, Marc-Antoine trouve le moyen de continuer. Un pas à la fois. Une journée à la fois. Comme Noah vit sa vie.

Si vous avez envie de regarder une histoire inspirante et d’assister de près à un exploit sportif « surréel », allez voir Courir pour Noah sur YouTube.

Vous allez peut-être relativiser davantage certaines de vos douleurs, physiques et mentales, et vous dire, vous aussi, que rien n’est impossible dans la vie.

« Noah vit le moment présent. À chaque jour, il vit le moment présent. C’est beau », mentionne Marc-Antoine. Une leçon pour tous, venant d’un petit bout d’chou de sept ans.

Bon, je vous laisse, je m’en vais courir.

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