Maintenant entraîneur adjoint avec les Rockets de Kelowna dans la Ligue de hockey de l’Ouest (WHL), Josh Gorges sait qu’il est parfaitement sur son «X». Durant ses 13 saisons dans la LNH — dont huit avec le Tricolore — Gorges s’était forgé la réputation d’un joueur acharné et réfléchi. Non repêché, il avait néanmoins mené les Rockets à la conquête de la Coupe Memorial en 2004 comme capitaine, avant de s’imposer dans la grande ligue grâce à sa rigueur et à son sens du jeu.
Acquis par Montréal en 2007 dans une transaction qui permit aussi de repêcher Max Pacioretty, Gorges a pris sa retraite en 2018 après quatre saisons à Buffalo. Depuis, il s’est consacré à l’entraînement à Kelowna, d’abord avec ses fils au hockey mineur, puis avec les Warriors de West Kelowna dans la BCHL, où il a occupé des fonctions de développement et d’entraîneur adjoint.
Kelowna est la ville où Josh Gorges a grandi et où il vit depuis sa retraite, mais Montréal conservera toujours une place spéciale dans son cœur.
« J’ai l’impression qu’après avoir joué pour Montréal — et peut-être que ce n’est pas le cas pour tout le monde, mais pour moi oui — c’est mon équipe. Quand je parle de hockey et de ma carrière, je veux être reconnu comme un joueur du Canadien. C’est encore l’équipe que je regarde, que j’encourage et pour laquelle je souhaite toujours du succès. » -Josh Gorges
Dans un article de Stu Cowan, Gorges mentionne qu’il a été profondément blessé lorsque l’ancien directeur général Marc Bergevin l’a échangé aux Sabres le 1er juillet 2014, en retour d’un choix de deuxième ronde au repêchage 2016 — sélection ensuite transigée aux Blackhawks dans l’échange qui a mené Andrew Shaw à Montréal. Bergevin souhaitait d’abord l’envoyer à Toronto, mais Gorges avait refusé de lever sa clause de non-échange pour les Maple Leafs.
« Je n’ai pas de regrets, parce que j’ai écouté mon cœur. Comme je l’ai dit depuis le moment où j’ai été échangé et encore après, l’idée d’avoir joué huit saisons à Montréal et ensuite d’enfiler un chandail des Leafs… Je me disais : comment pourrais-je faire ça ? Je suis un joueur de cœur, pas un joueur de talent pur. Je ne peux pas jouer sans cette passion véritable, sans ce feu qui me pousse à me battre pour l’équipe à laquelle j’appartiens. Je ne savais pas si je pouvais donner ça à Toronto. Avec le recul, aller à Buffalo et vivre ces quatre années difficiles, sans victoires et souvent derniers au classement… ce n’était pas ainsi que je voulais terminer ma carrière. Alors, quand je parle de regrets… est-ce que ça aurait été différent ? Je ne sais pas. Peut-être, peut-être pas. Mais je sais pourquoi j’ai pris cette décision à l’époque, et si c’était à refaire, je crois que je ferais probablement le même choix. » -Josh Gorges
Le général à la ligne bleue ne ferme pas la porte à un éventuel saut derrière un banc de la LNH.
« J’y ai pensé, car on me pose souvent la question. Je ne ferme aucune porte, mais pour l’instant je n’ai pas d’ambitions en ce sens. Qui sait ce que demain réserve ? » -Josh Gorges
Toujours attentif aux performances du Canadien, Gorges dit avoir entendu uniquement de bons échos de ses amis Shea Weber, Carey Price et Brendan Gallagher au sujet de Martin St-Louis.
My column from earlier in week on former Canadiens defenceman Josh Gorges still having strong emotional tie to #Habs after becoming an assistant coach with junior @Kelowna_Rockets. He also doesn't regret refusing trade from Habs to Toronto Maple Leafs: https://t.co/TVweQfyHhj
— Stu Cowan (@StuCowan1) August 30, 2025