Adam Engstrom (photo Rögle BK)

Adam Engstrom: « Il me reste encore beaucoup de chemin »

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À Ängelholm, une petite ville de 23 000 habitants située au sud-ouest de la Suède, non loin du Danemark, se cache l’un des meilleurs espoirs du Canadien en défense, Adam Engstrom. La Poche Bleue lui a parlé.

Choix de troisième tour du Canadien en 2022, le 92e au total, Engstrom progresse à vitesse grand V depuis, lui qui en est à sa deuxième saison avec l’équipe de Rögle BK, dans la Ligue de Suède (SHL).

« La meilleure ligue d’Europe, avec celle de la Suisse », estime son coéquipier à Rögle, Thomas Grégoire.

Pour ceux qui se posent la question, la Russie — où sont majoritairement basées les équipes de la KHL — ce n’est pas l’Europe. En fait, si, mais seulement à 25%. Le reste du pays se trouve en Asie. Fin de la parenthèse géographique.

Donc, à Ängelholm, cette « petite ville où le hockey est très populaire », où il se fait « reconnaître souvent » et où « le club excelle pour développer des jeunes joueurs », Engstrom petit à petit de faire son chemin vers la LNH.

« Personnellement, ça va bien, mais l’équipe ne connaît pas le départ souhaité [5-9-0], précise le Suédois qui fêtera ses 20 ans le 17 novembre. Ça va un peu mieux récemment et espérons que ça continue ainsi. Je prends fierté à bien jouer défensivement. C’est la partie du jeu la plus importante: garder la rondelle à l’extérieur du but. Je suis confiant avec la rondelle et j’aime créer des choses offensivement. Je me vois vraiment comme un défenseur bon dans les deux sens. »

Cette longue réponse constitue en fait un collage de plusieurs réponses courtes, car non, Engstrom n’est pas le plus volubile au micro.

« Tu sembles assez humble et terre-à-terre », lui dira-t-on d’ailleurs au cours de l’entretien. Ce à quoi il répondra: « Oui, on peut dire ça. »

Non, il ne parle pas comme P.K. Subban. En revanche, Engstrom va droit au but.

« Mon jeu défensif. Être un peu physique et gagner plus de batailles à un contre un », répond-il quand on lui demande ce qu’il veut améliorer cette saison.

Il impressionne Thomas Grégoire

Après une récolte de 16 points (6-10) en 43 matchs la saison dernière comme recrue à Rögle et dans la SHL, Engstrom totalise 5 points (2-3) en 14 rencontres cette saison.

« Comme n’importe quel jeune de 19 ans, il a des choses à améliorer, mais il n’a aucune grosse lacune, analyse Thomas Grégoire, qui en est à sa première saison dans la SHL après trois années passées en Finlande. Sa game est assez mature. Moi, à 19 ans, je jouais dans le junior pour le Phoenix de Sherbrooke! Lui, il en est déjà sa deuxième année pro dans une très bonne ligue en Suède. Il prend généralement de bonnes décisions. Il a un bon lancer, une bonne première passe et il patine super bien avec la rondelle. Je le verrais plus tard à Montréal, c’est sûr. 

« Tu vois qu’il a un gros potentiel, ajoute Grégoire. Défensivement, il est plus gros et se fait moins tasser que l’an passé. Il est calme avec la rondelle. En zone offensive, il est capable de faire des feintes à la ligne bleue pour se débarrasser de son couvreur et créer des chances de marquer. C’est le genre de joueur que tu veux qu’il ait la rondelle quand il est sur la glace. »

Parmi les meilleurs espoirs du CH en défense

De l’autre côté de l’Atlantique, Adam Engstrom n’entend évidemment pas tous les échos en provenance de Montréal.

De plus en plus, des journalistes spécialisés dans les jeunes joueurs le voient comme l’un des meilleurs espoirs du Canadien à la ligne bleue.

« Je ne savais pas. C’est évidemment le fun à entendre, mais il me reste encore beaucoup de chemin [avant de jouer à Montréal], note le gaucher de 6’2’’ et 190 lb. Le Canadien a plusieurs bons jeunes défenseurs. Je dois continuer à travailler et à m’améliorer. »

Kaiden Guhle, Jordan Harris, Justin Barron et Arber Xhekaj sont déjà à Montréal. Ils ont tous 23 ans et moins.

Logan Mailloux, William Trudeau, Mattias Norlinder et Jayden Struble sont avec le Rocket de Laval. Lane Hutson est dans la NCAA et David Reinbacher, en Suisse.

À travers tout ce mix de beau jeune talent se trouve Engstrom, qui en est à sa dernière année de contrat avec Rögle. Où se voit-il jouer en 2024-2025?

« Je ne sais toujours pas, avoue-t-il. Je pourrais rester ici tout comme je pourrais aller en Amérique du Nord. Pour l’instant, je me concentre seulement sur notre saison, à Rögle. »

Nul ne sait donc où jouera Engstrom l’an prochain, mais uniquement que les journalistes et les partisans montréalais aient hâte de savoir témoignent de sa grande progression depuis qu’il a été repêché, il y a 16 mois. Reste à voir maintenant jusqu’où ça va le mener.

Adam Engstrom en fusillade

Quand as-tu commencé à jouer au hockey?

« Je me souviens pas trop, je devais avoir quatre ou cinq ans. Mon grand frère [Pontus], qui a 10 ans de plus que moi, jouait, alors je crois que ça m’a influencé. Mon père [Colny] aimait aussi le hockey, mais n’a jamais vraiment joué. Plus jeune, j’ai aussi joué au football et au golf. J’adore encore le golf. » 

Es-tu un bon golfeur?

« Je suis correct. » 

Tu veux dire quoi par « correct »?

« J’ai un handicap de 1. Je joue autour de 75. » (quand on vous disait qu’il était humble..)

À quel âge as-tu commencé à penser que tu avais des chances de jouer dans la LNH?

« Je n’ai jamais vraiment pensé à ça. Je me suis toujours seulement dit que c’était le fun jouer au hockey! Je voulais seulement m’améliorer, sans penser vraiment à où ça pourrait me mener. »

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