(crédit photo: Eric Bolte)

Développer l’instinct du tueur

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S’il y a une chose que j’aime voir des Canadiens dernièrement, c’est qu’ils ne lâchent pas.

Souvent, les débuts de match sont très bons, les deuxièmes périodes aussi et souvent, ça se gâte en troisième période.

Ça, c’est typique d’une jeune équipe qui doit encore apprendre à gagner sur une base régulière et développer « l’instinct du tueur ».

Ce sont les vétérans qui doivent inculquer ça aux plus jeunes. On voit dans les derniers matchs à quel point le départ de Sean Monahan fait mal à l’équipe, mais au moins il reste des gars comme David Savard pour prendre le relais.

J’ai toujours eu un faible pour le genre de joueur qu’est Josh Anderson et je pense qu’il aurait pu être l’un de ceux qui prennent les guides de l’équipe, mais avec la saison qu’il connaît, je le vois mal se lever dans le vestiaire, commencer à parler et donner des conseils…

Martin doit apprendre à jouer derrière le banc

Comme coach, j’ai toujours été un adepte du « matching », c’est-à-dire de forcer l’entraîneur adverse à s’adapter rapidement en lui présentant différentes combinaisons, question de le mêler un peu.

Le maître pour ça, c’était Scotty Bowman. Quand il était à Buffalo, il faisait tout pour éviter un affrontement entre Dave Andreychuk et Guy Carbonneau ou Bob Gainey.

Au début, ce n’était pas évident de trouver la bonne recette, mais un moment donné j’ai réalisé que Brian Skrudland était capable de faire un bon travail aussi.

Bowman était tellement difficile à suivre derrière le banc et Martin St Louis doit apprendre à être un peu moins prévisible pour les coachs adverses.

Pourquoi, par exemple, ne pas mettre Slafkovsky sur un autre trio pour une présence ou deux puis le ramener après sur la première unité?

Parlant de cette première unité, je vois la confiance que St-Louis place en eux. Je sais que sur la route, il n’avait pas le choix et son premier trio devait affronter le premier trio adverse.

Ç’a été très difficile à Nashville par exemple, mais j’ai adoré voir le coach placer Suzuki-Caufield-Slafkovsky contre le trio d’Auston Matthews samedi. Ça m’en dit beaucoup.

Rencontre avec les Matheson

Comme vous savez, je passe mes hivers au Panama et la plupart de mon temps sur le terrain de golf. Ça donne parfois des rencontres très intéressantes et la semaine dernière, j’ai eu la chance de jaser avec les parents de Mike Matheson. Du ben bon monde!

Ils participaient à un genre de petit tournoi amical contre des golfeurs de Toronto et on m’a demandé de remettre le trophée (la coupe Ananas haha).

Les parents de Mike m’ont dit à quel point leur fils aime jouer pour les Canadiens et à quel point le groupe d’entraîneurs lui donne confiance et le font sentir important.

J’ai compris pourquoi Mike est si gentil. Ses parents, c’est de l’or en barre et on s’est dit qu’on allait bientôt jouer ensemble une partie de golf.

Cet article a été rédigé en collaboration avec Marc-André Perreault

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