(crédit photo: Eric Bolte)

Amène-le-moi pis ça va marcher!

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J’écoutais Hockey Night in Canada l’autre soir et quand j’ai entendu Kevin Bieksa dire que c’est Nick Suzuki qui est allé voir les coachs pour demander de mettre Slafkovsky sur son trio, je me suis dit que ça démontrait tout son leadership… et sa connaissance de la game.

J’en ai bâti des équipes de hockey dans ma vie et c’est toujours la même chose. Quand on parle de trio idéal, ce n’est pas très compliqué, tu as besoin d’un fabricant de jeu, un marqueur naturel et un attaquant de puissance.

Regardez Nick Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky ensemble et c’est EXACTEMENT ce que vous avez. Un trio comme ça à maturité, n’importe quel coach le voudrait.

Dans mon temps, ce « trio parfait » était composé de Bobby Smith, Claude Lemieux et Mats Naslund. Les plus vieux se souviennent sans doute que c’était tout un trio aussi. Pour les plus jeunes, croyez-moi sur parole! 😉

Je veux jouer avec lui

Normalement, des gars qui demandent de jouer avec tel ou tel gars, c’est perçu de façon négative. Mais tout est dans la façon de le faire et règle générale, je n’ai aucun problème avec ça.

Quand j’étais coach, c’était plutôt rare ce genre de demande. Le seul qui me gossait pour ça, c’était Chris Chelios!

Imaginez-vous que le beau Chris me suppliait pour jouer… à quatre défenseurs! Le pire là-dedans, c’est qu’il était sérieux!

Je me souviens d’une discussion avec Jacques Laperrière et Larry Robinson là-dessus et on riait, mais Chelios voulait vraiment jouer à quatre défenseurs.

Mais dans son cas, je respectais ça parce que c’était un cheval de course qui était dans une forme incroyable. C’était un maniaque de hockey qui voulait jouer le plus possible et il en était capable. Il y a fort à parier qu’aujourd’hui il serait diagnostiqué d’un TDAH ou quelque chose du genre.

Il voulait tellement jouer qu’il a déjà refusé une opération alors qu’il avait le ligament antérieur droit déchiré au troisième degré… il n’y avait rien à faire pour le sortir de la glace, il voulait absolument terminer la saison.

Suzuki, c’est le bon

Tout ça pour revenir à Nick Suzuki qui est toute une acquisition de Marc Bergevin.

Dieu merci que les Golden Knights ont refusé la demande initiale de Berg (Cody Glass) parce que dans mon livre à moi, Nick Suzuki est un premier centre légitime dans la LNH.

Mon ami Steve Bégin a signé une chronique comparant le capitaine du CH à Patrice Bergeron, c’est tout à fait vrai et j’ajouterais le nom de Jonathan Toews dans le jeu des comparaisons. En plus, Suzuki ne manque pas de match c’est un homme de fer.

Le CH est en business au poste de capitaine et de centre numéro un, pour longtemps!

Cet article a été rédigé en collaboration avec Marc-André Perreault

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