Kaiden Guhle (Steven Bisig-USA TODAY Sports)

Comment éviter la guigne de la deuxième année?

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En raison de l’hécatombe de blessures l’an dernier, le Canadien a utilisé pas moins de 15 recrues! Huit d’entre elles ont même franchi le cap des 30 matchs joués.

On parle ici de Johnathan Kovacevic, Jordan Harris, Arber Xhekaj, Kaiden Guhle, Juraj Slafkovsky, Justin Barron, Jesse Ylonen et Rafaël Harvey-Pinard.

Les huit ont sommes toutes bien fait — ou même surpris — et sont de retour cette saison. Certains d’entre eux pourraient donc être frappés par la guigne de la deuxième année.

Martin St-Louis a partagé sa vision, ce midi, de cette fameuse guigne.

« C’est sûr que ça existe, mais c’est différent pour tout le monde, croit le pilote. Généralement, ce qui aide un joueur de ne pas avoir la guigne, c’est la constance. Et sans discipline, tu n’auras pas de constance. Quand tu essaies de t’établir dans la ligue, t’es affamé. Et si tu penses que t’es arrivé et que t’es établi, et que tu perds un peu de ta discipline ou de ton engagement, tu vas perdre ta constance. C’est là que ça arrive, c’est un effet domino. Tu ne veux pas avoir de sophomore slump? Tu dois éliminer les raisons [qui pourraient la provoquer], comme si t’as pas travaillé assez fort, t’as pas été assez discipliné, t’as pas eu une bonne attitude… il faut que tu élimines tout ça.

« Et même si tu élimines ça, ça ne veut pas dire que tu n’auras pas un peu d’adversité parce que t’as peut-être des attentes plus hautes. Tu dois donc aider les joueurs à gérer leurs attentes, mais ils doivent comprendre qu’être constants, ça va les aider à ne pas avoir de sophomore slump. Et pour être constant, il faut que tu sois discipliné. »

St-Louis est bien conscient qu’il va miser sur plusieurs joueurs de deuxième année cette saison, mais il n’a vraiment pas l’intention d’aborder le sujet avec eux.

« Tu ne peux pas leur dire: ‘Fais attention, ça se peut que ça arrive’. Non. Let’s go. On est positif. Ça n’arrivera pas. Je ne veux pas porter d’attention là-dessus », mentionne avec honnêteté celui qui a connu une saison recrue de 18 points en 56 matchs, avec les Flames, avant de grimper à 40 points en 78 rencontres, avec le Lightning. La guigne, lui, il ne l’a donc pas vécue. Il faut dire qu’il passé presque trois ans complets dans les ligues mineures.

Pourquoi 72 joueurs?

St-Louis a également expliqué pourquoi il avait décidé d’inviter 72 joueurs au camp d’entraînement, soit plus que trois équipes complètes!

« On a beaucoup de gars au camp et c’est voulu. Je regarde mon expérience. Je suis allé au camp d’Ottawa après le collège, sans contrat, juste sur un essai. Je n’ai pas joué de match préparatoire et en conduisant vers la maison, je me disais que j’avais échoué. Mais non, je n’avais pas échoué, j’avais juste appris! J’avais appris que je n’étais pas si loin [de la LNH] et que je devais travailler sur X, Y, Z. Cette expérience m’a amené à un autre niveau.

« Qui sait qui on va tirer vers le haut cette année? Tu tentes d’exposer le plus de joueurs possibles [à la LNH] et voir qui sera tiré vers le haut, ajoute MSL. Tu veux qu’ils soient exposés aux gars de la LNH, qu’ils leur parlent, qu’ils voient leurs mouvements, qu’ils voient ce qu’ils font. C’est une expérience tellement valable. Je suis content qu’on le fasse ainsi [72 joueurs]. Je sais que plusieurs vétérans ont hâte de savoir avec qui ils vont jouer et quel sera le trio. Je le sais, j’ai été joueur. Mais quand on regarde la situation globale, je crois c’est bon pour notre groupe. C’est pourquoi on le fait. »

En d’autres mots, pour plusieurs, le camp d’entraînement 2023 se veut une récompense pour toutes leurs années de dur labeur.

Une récompense qui pourrait les faire rêver et, qui sait, les mener encore plus loin dans leur carrière.

Comme St- Louis qui, en 1997, après le camp des Sénateurs, a joint les Flames de St. John dans la Ligue américaine. The rest is history…

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