(crédit photo: David Kirouac)

Il faut enlever les menottes au Shérif!

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Arber Xhekaj, c’est un taureau. Une denrée rare. Je vous le dis, si le Shérif finit par être échangé par les Canadiens, on pourrait le regretter longtemps.

C’est vrai qu’il ne joue pas son meilleur hockey et qu’il écope trop souvent de punitions. Mais n’oubliez pas une chose, des joueurs comme lui à 23 ans (depuis mardi. Bonne fête Arber!), c’est rare en TABARSLACK. Quand je lis des commentaires comme quoi il n’a plus sa place avec le CH ou même dans la ligue, sérieusement… arrêtez!

Les joueurs robustes, on se fait tellement ramasser quand ça ne va pas bien qu’on devient hésitant et on ne joue plus notre rôle.

Le problème avec Xhekaj en ce moment, c’est qu’il veut laisser son empreinte et jouer avec énergie. Mais le pauvre n’a pas de corde de la part des arbitres. Aussitôt qu’il fait quelque chose « sur la ligne », il est puni. Je le sais, je l’ai vécu.

Je me souviens d’un match contre Washington il y a plusieurs années. John Tortorella me demandait toujours de jouer « tough » mais d’être discipliné… déjà là, on s’entend qu’on marche sur un fil de fer. Un moment donné, notre gardien Khabibulin reçoit un coup de bâton sur la « mite » après avoir immobilisé la rondelle. Je me dirige vers le gars et je vous jure (pour vrai!) que j’ai seulement mis ma main sur son torse pour le tasser. Bon acteur, il se jette sur la glace comme un plongeur olympique. Vous vous souvenez de la fameuse corde des arbitres envers les toughs? J’ai été puni et les Capitals ont éventuellement marqué en avantage numérique. À mon retour au banc, Torts m’a donné une rince comme jamais et m’a traité de tous les noms en passant d’égoïste à stupide qui ne pense qu’à moi. Je peux vous dire que le match suivant, j’étais pas mal plus sur les talons. J’ai vu des toughs qui ne se sont jamais remis de situations similaires.

Heureusement pour Xhekaj, je sais que son coach ne fera jamais ça. Savez-vous pourquoi? C’était Martin St Louis (quand on était coéquipiers) qui était le premier à venir me voir après un match pour me rappeler l’importance de mon rôle et pour me dire que ma présence était appréciée au sein de l’équipe. Il reconnaissait mon travail et il essayait même de me faire croire que j’avais assez de talent pour être autre chose qu’une brute. Je sais je sais, Martin est un bon vendeur 😉, mais la réalité est qu’il m’aimait et je sais qu’il aime Arber Xhekaj.

Pour cette raison, je ne pense pas que c’était nécessaire que Xhekaj ait senti le besoin d’aller s’excuser aux coachs pour ses punitions. C’est juste pas normal de faire ça. 

Xhekaj est un bon kid et un très bon joueur de hockey. On doit en prendre soin.

Cet article a été rédigé en collaboration avec Marc-André Perreault

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