Jack Hughes (David Kirouac-USA TODAY Sports)

La patience des Devils envers Jack Hughes rapporte

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Il y a quatre ans, les Devils du New Jersey repêchaient Jack Hughes au premier rang du repêchage. Un choix logique, malgré son petit gabarit.

Hughes venait de dominer le programme de développement américain avec 112 points, dont 78 passes, en 50 matchs, au sein d’une attaque regroupant notamment Cole Caufield, Trevor Zegras, Matt Boldy, Alex Turcotte et Sean Farrell. Les quatre premiers ont eux aussi été des choix de premier tour.

Hughes avait également épaté la galerie au Championnat du monde des moins de 18 ans, avec 20 points (9-11) en seulement 7 matchs.

Les Devils ont donc logiquement opté pour Hughes au premier rang, devant Kaapo Kakko, Kirby Dach, Bowen Byram, Alex Turcotte et Moritz Seider.

Comme c’est pas mal toujours le cas avec un premier choix au total, les Devils ont fait grimper directement dans la LNH à 18 ans. Avec le recul, il s’agissait probablement d’une erreur, car il n’était pas prêt physiquement (il pesait 165 lb!) à affronter des « monsieurs ». Résultat: 21 points (7-14) en 61 matchs.

Il a fait un peu mieux à sa deuxième saison, avec 31 points (11-20) en 56 rencontres, mais rien d’exceptionnel non plus.

C’est à sa troisième année, à 20 ans, que Hughes a réellement commencé à montrer son immense talent, terminant avec 56 points (26-30) en 49 matchs.

Puis, l’an dernier, il a pu demeurer en santé et a fait sa place dans le groupe des super-vedettes de la LNH, avec 99 points (43-56) en 78 parties.

Le petit attaquant de 5’11’’ et 175 lb connaît un départ canon cette saison – on l’a constaté hier, à Montréal – avec 14 points (4-10) en 5 rencontres.

À seulement 22 ans, Hughes est aujourd’hui l’un des joueurs les plus intelligents et spectaculaires de toute la ligue. Son sens du jeu et ses mains compensent pour son petit gabarit.

Il est le moteur offensif des jeunes Devils et l’un des attaquants les plus difficiles à contrer de la LNH, en raison de sa créativité. Bref, il vaut (presque) le prix d’entrée à lui seul, un peu comme Patrick Kane à ses belles années, sauf que Kane est un ailier.

Les Devils ont été patients avec Hughes (et plusieurs autres jeunes) et ça leur rapporte grandement aujourd’hui. Espérons que les partisans du Canadien prennent des notes.

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