(crédit photo: David Kirouac)

Les dangers de l’amour au hockey

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Ce ne sont pas les matchs contre les Sabres ou contre les Penguins qui ont changé ma perception. Mais disons que c’est un autre dur rappel qu’il y a encore beaucoup à faire et que ceux qui pensaient qu’on était proche, j’espère que votre retour sur terre ne sera pas trop douloureux. 😉

Là, je regarde du côté de Laval pour me redonner le sourire et je me demande ce qui s’en vient à l’attaque pour aider le gros club et la réponse est : rien. Absolument rien.

Prochaine étape, ma boule de cristal. Même si j’essaie fort d’être positif, ça ne fonctionne pas. Vous le savez, j’aime le CH et je veux son succès, mais malgré le plan et les bonnes intentions de tout le monde, je suis juste incapable de voir une équipe prétendante avant 4-5 ans minimum. MINIMUM!

Ne pas tomber en amour

On doit maintenant bien comprendre que la reconstruction est loin d’être terminée. En langage de construction, en ce moment la maison est à terre.

On a les plans de l’ingénieur, on a les matériaux, mais il manque encore la plus grande partie à faire. Mais avant d’amorcer les travaux pour monter la structure, il reste une partie très importante à compléter, le nettoyage.

On a trop de vétérans qui ne sont plus échangeables et qui font mal à l’équipe pour différentes raisons. Brendan Gallagher et Josh Anderson ont des contrats faramineux pour ce qu’ils apportent, Joel Armia n’a aucune constance sauf celle d’être inconstant, Tanner Pearson… ben c’est ça et Jake Allen ne l’a juste plus.

Et là, il y a ceux qu’on aime. Ceux-là, on les aime beaucoup. Tellement qu’on veut les garder avec nous. La dernière fois qu’un DG des Canadiens est tombé un peu trop en amour avec un gars, ça a donné un contrat de 6 ans à 6,5 millions par année (Gallagher). Pour vous situer, c’est le même montant que gagnent Sam Reinhart et Chris Kreider cette année et plus que Brad Marchand et Evgeni Malkin…

Ça m’amène à vous parler de David Savard que j’aime BEAUCOUP. Je l’aime tellement que j’aimerais le garder. Sauf que les autres équipes aussi aiment David Savard… beaucoup plus qu’un Gallagher. Donc, les autres formations vont être prêtes à payer pour David Savard alors qu’il faudra payer pour qu’ils prennent le beau Brendan. C’est très simple mais c’est ça. Dans une reconstruction il y a des choix difficiles à faire.

Je ne veux pas échanger le Québécois à tout prix mais si on s’entend sur le fait que le processus sera encore long à Montréal et que Savard à une valeur, il faut y penser sérieusement. Toutes les équipes ont besoin d’un gars de même en séries.

Si l’offre est bonne, go.

Les peines d’amour, ça fait mal sur le coup, mais ça passe. 😊

Cet article a été rédigé en collaboration avec Marc-André Perreault

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