Mattias Norlinder (David Kirouac-USA TODAY Sports)

Mattias Norlinder a « un très bon camp »

PARTAGER

Nous sommes le 4 octobre et Mattias Norlinder est toujours présent au camp d’entraînement du Canadien, se battant pour un poste en défense. Qui l’avait prédit, celle-là?

Norlinder, 23 ans, a eu un parcours plutôt atypique depuis sa sélection au troisième tour, en 2019.

Après une saison à Frolunda, dans la Ligue de Suède, en 2020-2021, Norlinder a tenté sa chance en Amérique du Nord. Mais après six matchs avec le Canadien et six autres avec le Rocket, peu convaincants, il est retourné à Frolunda, en 2021-2022.

Puis, l’an dernier, il n’a même pas passé proche d’être rappelé, malgré tous les blessés à Montréal. Il a plutôt disputé 67 matchs à Laval, ne récoltant que 19 points. Pas tant impressionnant, quand on est considéré comme un défenseur offensif.

Personne, donc, ne s’attendait à grand-chose de sa part quand il s’est présenté au camp du Canadien Mais le voilà qu’il a des chances de commencer la saison parmi les sept ou huit défenseurs de Martin St-Louis (il dit ne pas le savoir encore).

« Je crois qu’il se sent bien par rapport à lui-même, et c’est pourquoi il sourit autant, note St-Louis. C’est contagieux. Il a un très bon camp. C’est un bon joueur. Il aime être en possession de la rondelle, il est calme, il est confortable à la ligne bleue en zone offensive et pour moi, son niveau de compétition est plus élevé que l’an dernier. Ce n’est pas un gros gars. Il est bon offensivement, mais ça ne compte pas si tu ne compétitionnes pas. Et il démontre qu’il est capable de compétitionner. On en est aux dernières évaluations et on aime ce qu’on voit de lui jusqu’ici. »

Matheson l’encense aussi

Michael Matheson peut comprendre ce que vit Norlinder, lui qui a fait sa place dans la LNH à 22 ans. D’autant plus qu’il vient de connaître, à 29 ans, la meilleure saison de sa carrière avec 34 points en seulement 48 matchs.

« Tu peux voir qu’il est arrivé vraiment préparé. Ça aurait été facile de regarder la formation et qu’il se dise: ‘Ah, il y a tellement de gars qui ont joué l’an passé [que je vais être coupé]’. Mais il est arrivé préparé et il prend sa chance. »

Reste à voir si cette chance se transformera en poste régulier d’ici au match d’ouverture, le 11 octobre.

Mais peu importe ce qui arrive, Norlinder a de quoi être fier de lui. Il est parvenu à mêler les cartes en défense alors que tout le monde n’avait d’yeux que pour les jeunes Kaiden Guhle, Jordan Harris, Arber Xhekaj, Justin Barron, Logan Mailloux et David Reinbacher.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

AUTRES

NOUVELLES