(crédit photo: Charles LeClaire)

Merci pour tout Jake

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Même si on s’entend tous pour dire qu’il était grand temps que Jake Allen quitte et qu’on mette finalement fin au fameux ménage à trois, son départ va créer un vide dans l’équipe.

C’est un bon gars, un bon coéquipier et surtout un vrai pro. C’est probablement lui qui a le plus écopé de la situation, surtout au niveau des performances.

Il savait exactement ce qui se passait. Il y avait deux jeunes gardiens qui étaient en train de le pousser vers la sortie; il devait être le grand frère et les aider. Il a géré ça de façon phénoménale.

Il aurait pu envoyer promener tout le monde et décider de façon égoïste de faire ses affaires de son côté. Mais non et je ne suis pas surpris.

C’est un gars calme qui était là pour apaiser tout le monde et c’est ce qu’il a fait jusqu’à la fin. Cayden Primeau et Samuel Montembeault lui doivent beaucoup.

Ce ne sont pas tous les vétérans qui agissent comme ça même si c’est plutôt rare dans la LNH. Mais dans la ligue américaine, ça m’est arrivé.

J’avais été rappelé du junior par les Flames de St-Jean à ma deuxième année. Chris Dingman était tellement en t*b*rn*ck que pendant une pratique et ça s’est mis à brasser entre nous deux. Ce n’était pas chic et il se donnait de grands coups de bâtons.

Je suis allé voir Denis Gauthier parce que je pensais que Dingman niaisait tellement c’était ridicule. Denis m’avait confirmé que Dingman était juste furieux que je prenne de plus en plus de place et par le fait même, la sienne pendant les séries.

Je peux vous dire qu’un mauvais vétéran, il n’y a rien de pire que ça dans un vestiaire et ça fait des dommages…

À ce sujet, le nom de Janne Niinimaa me revient en tête. Le type de gars qui n’était pas discipliné, ne donnait pas son plein rendement et qui n’adhérait tout simplement pas au concept d’équipe. Bref, un mauvais exemple pour les jeunes.

L’importance d’un bon vétéran

Mais revenons aux bons vétérans, donc aux Jake Allen de ce monde. Un de ceux-là (en termes de bon vétéran) est Jarome Iginla.

Je ne peux pas vous dire à quel point ce gars-là était un top leader et un joueur avec du caractère. En 2013, les Flames l’ont échangé aux Penguins à la date limite des transactions parce qu’Iginla, c’était un gagnant d’abord et avant tout.

L’effet dans le vestiaire a été instantané et le vide était impossible à remplir. Du jour au lendemain, les jeunes ne savaient plus trop vers qui se tourner.

Juste sa présence dans un vestiaire suffisait à mettre les gars en confiance. On n’avait plus ça et le contraste avait été frappant. C’était aussi une perte immense pour la communauté et on l’a ressenti pendant quelques semaines. Pour les partisans des Flames, Iginla c’était un peu comme leur Wayne Gretzky à eux.

Jake Allen n’avait pas la même importance qu’Iginla, mais il en avait quand même une grande.

Malgré tout, cet échange est la meilleure chose qui pouvait lui arriver à lui et aux Canadiens. D’ailleurs, c’est miraculeux ce que Kent Hugues a obtenu en retour.

Tout le monde est content!

Cet article a été rédigé en collaboration avec Marc-André Perreault

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