Filip Mesar (Marc DesRosiers-USA TODAY Sports)

« On doit s’assurer de développer nos jeunes correctement »

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On l’a vu en fin de semaine lors du Tournoi des recrues: le Canadien a un beau groupe d’espoirs. Assez pour que les partisans de l’équipe rêvent à des jours bien meilleurs à moyen et long termes.

Des 27 joueurs présents au camp des recrues, plusieurs auront la chance de poursuivre leur aventure au camp officiel. Et certains d’entre eux de causer LA surprise et de se mériter une place parmi les 23 joueurs de confiance de Martin St-Louis.

Mais la très grande majorité des Logan Mailloux, Joshua Roy, Filip Mesar, Sean Farrell, Emil Heineman, Riley Kidney, Jayden Struble, William Trudeau et Miguel Tourigny prendront la direction de Laval pendant le camp d’entraînement ou à la fin de celui-ci.

Plusieurs recrues et joueurs de deuxième année tenteront donc de se faire une place au soleil dans la Ligue américaine, et l’adaptation ne se fera pas forcément en criant ciseau.

« À Laval, on n’a pas besoin de respecter une limite de 23 joueurs comme dans la LNH, alors ça va être très compétitif, soulignait ce matin, à Brossard, le directeur du développement des joueurs du CH, Rob Ramage. Dans le junior, les gars sont plus jeunes. C’est aussi différent dans la NCAA. Mais dans le pro, tu te bats pour un siège chaque fois que tu te présentes à l’aréna. C’est sûr qu’on va être plus que 23 à Laval, mais il y aussi une belle option au bout de l’autoroute [la ECHL]. »

Entraîneur au développement des joueurs depuis 2017, Francis Bouillon voit aussi d’un très bon oeil le virage jeunesse qui s’opère à Laval.

Sa longue allocution à ce propos, ce matin, en témoigne. « La Ligue américaine est une ligue de développement, il ne faut pas oublier ça, dit l’ancien numéro 51 du Tricolore. Oui, on veut gagner. Oui, on veut que ces jeunes-là soient dans un environnement positif. On ne veut pas que les jeunes arrivent tous en même temps et perdent 90% de leurs matchs. On veut gagner, mais en même temps, c’est une ligue de développement et les jeunes qui sont rendus en âge d’être professionnels, on veut les voir là. 

« L’avantage que l’on a depuis quelques années, c’est qu’on a aussi notre club à Trois-Rivières, ajoute-t-il. Beaucoup de monde voit la ECHL comme une ligue de fin de carrière, mais moi, je suis passé par là. Et il y a tellement d’exemples aujourd’hui de joueurs qui sont passés par là. Donc, pour moi, c’est aussi une ligue de développement. Et si le jeune n’est pas prêt, il va aller faire un tour à Trois-Rivières pour ensuite remonter à Laval. C’est sûr que cette année, on va être jeune à Laval. On en est conscient. Mais on va travailler avec eux et essayer de développer de belles habiletés pour qu’un jour, ces jeunes-là aient la chance de monter [dans la LNH]. »

Rob Ramage est arrivé dans l’organisation du Canadien en 2014, après que le CH ait notamment sélectionné Louis Leblanc, Jarred Tinordi, Nathan Beaulieu, Alex Galchenyuk, Michael McCarron et Nikita Scherbak au premier tour, lors des six repêchages précédents.

Après plusieurs années de vache maigre en termes d’espoirs prometteurs, Ramage voit enfin la lumière au bout du tunnel. « Notre niveau de talent s’améliore à chaque année. Nous allons être jeunes, mais les gars ont des habiletés et un beau futur. Pour un gars de développement comme moi, c’est excitant », mentionne Ramage, avant d’ajouter que le Canadien ne doit rien tenir pour acquis:

« Nous sommes optimistes. Nous avons plus d’habiletés et plus de talent. Mais ça, ce sont juste des mots. On doit maintenant passer à l’action et nous assurer qu’on développe nos jeunes joueurs correctement. »

En effet, Rob. Sans quoi plusieurs partisans risquent de quitter le navire pour de bon…

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