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Price: « J’ai commencé à boire pour le plaisir et je trouvais que j’étais très bon, même que j’excellais! »

De passage au podcast La Poche Bleue, hier, Carey Price a raconté comment ont débuté ses problèmes d’alcool et comment fonctionne le programme d’aide aux joueurs de la LNH, qu’il a intégré en octobre 2021.

« La LNH a des programmes de soutien pour les abus de substances, c’est vraiment un bon programme pour les joueurs, que ce soit pour la santé mentale ou l’abus de substance, et je sentais que j’étais dû, a avoué Price, qui a 35 ans. J’ai commencé à boire pour le plaisir et je trouvais que j’étais très bon, même que j’excellais! [rires] Mais ça a atteint un point où ce n’était plus plaisant. Je me réveillais le dimanche matin en me disant que je ne ferais plus jamais ça de ma vie, mais je le refaisais toujours encore. Ça en est venu à un point où j’avais vraiment besoin d’arrêter et que le moment était venu de demander de l’aide. Et c’est l’étape la plus difficile pour casser les mauvaises habitudes, c’est de réaliser qu’on a besoin d’aide, et il n’y a rien de mal à ça. Tout le monde demande de l’aide dans sa vie. Je trouvais que demander de l’aide était la bonne chose à faire et ça a fonctionné pour moi. »

Maxim : « Tout le monde se demande, ça veut dire quoi demander de l’aide, est-ce juste de discuter? est-ce qu’il y a une diète spéciale? Quel est le plan quand ils commencent à t’aider? »

« La LNH t’inscrit à un programme. Il y a quelques façons différentes de procéder. Tu peux le faire à partir d’un établissement ou tu peux le faire à la maison. Je trouvais que le mieux pour moi était de prendre un recul et de m’éloigner et aller remettre mon cerveau à zéro. Je suis allé à un endroit où je me sentais à l’aise. De pouvoir aller là-bas et de pouvoir interagir avec des personnes qui sont passées à travers des moments difficiles et là où je suis allé, il y avait des gens très brillants. Des gens très fonctionnels qu’on ne penserait jamais qu’ils pouvaient avoir des problèmes. Entendre des histoires et de se comparer à d’autres personnes qui traversaient le même genre d’épreuves, peut-être pas des joueurs de hockey de la LNH, mais des personnes qui ont de la difficulté dans la vie de tous les jours. Pouvoir remettre mon cerveau à zéro et de me responsabiliser a vraiment été un point tournant dans ma vie. »

Guillaume : « Est-ce difficile de s’ouvrir quand tu sais que tout le monde te regarde? »

« Pour beaucoup de joueurs de la LNH, c’est l’étape la plus difficile. Probablement aussi pour la plupart des gens qui en arrachent : le jugement. Une fois que tu passes par-dessus ça et que tu comprends que les gens ne te jugent pas et que tu pourras être fier et rester toi-même quand tu sors… Quand je sortais, je buvais beaucoup pour être à l’aise socialement car je suis plutôt introverti et je fais de l’anxiété quand on est dans de grands groupes. On pourrait ne pas penser ça, mais c’est comme ça que je suis et ça m’a mené à boire de façon excessive. Je pensais donc à changer mon approche dans des soirées sociales et d’être moi-même et ça a été un bon changement. »

Maxim : « Étais-tu soulagé après cette réhabilitation, pas juste pour l’alcool, pensais-tu que tu étais de retour avec les humains [rires]? Finalement, les gens réalisent que tu n’es pas juste un robot et tu peux être plus toi-même? »

« Quand tu joues au hockey, les gens ne te perçoivent pas comme une personne normale. Ils voient un uniforme, un personnage sur la glace. De s’éloigner de ça et d’emmener une réalité à une situation peut aider.

Regardez toute l’entrevue ici:

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