Martin St-Louis (photo La Poche Bleue)

St-Louis: « On va prendre un gros pas »

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CLUB DE GOLF LAVAL-SUR-LE-LAC — Après Jeff Gorton, Geoff Molson et Kent Hughes, Martin St-Louis a été le quatrième haut dirigeant du Canadien à se présenter devant les médias ce matin, au Tournoi de golf du Canadien.

On a évidemment demandé à l’entraîneur-chef du Canadien quelles étaient ses attentes en vue de la prochaine saison, après que son équipe ait récolté seulement 68 points (31-45-6) l’an dernier.

« On va prendre un autre pas dans la bonne direction. Comment gros il sera? Je sais pas, avoue le pilote. Il y a des choses que tu ne peux pas contrôler, mais avec les choses que l’on va contrôler, je suis confiant qu’on va prendre un gros pas. Où ça nous amène, ça? Je sais pas. Mais je suis confiant que notre éthique de travail et notre attitude vont nous aider à prendre un pas par en avant. »

Avec la jeune formation qu’il aura sous la main, il ne faut toutefois pas s’attendre à ce que le CH effectue un bond de 24 points au classement, le minimum (92 points) qui devrait lui être nécessaire pour retourner en séries.

Alors, quel objectif est réalisable? Comment Martin St-Louis mesurera-t-il si la prochaine saison est un succès ou non?

« Moi, je mesure le succès à chaque jour. Qu’est-ce que tu fais aujourd’hui? Il faut que tu gagnes la journée, philosophe-t-il. Quand tu gagnes un match, tu penses que tu as gagné la journée. Mais des fois, cette victoire-là, c’est un nuage, parce que tu as peut-être pas joué ton meilleur match. Alors, c’est un diachylon, alors que tu aurais besoin d’une opération. On doit être honnête par rapport à nos performances et comment on joue. On doit continuer à développer nos jeunes et notre game collective. C’est sûr qu’on veut toutes les gagner, mais tu dois faire attention à comment tu mesures le succès en tant que jeune équipe. »

Plus de profondeur

Et quand il regarde sa formation, voit-il une position plus faible, que ce soit au centre, à l’aile, à la défense ou devant le filet?

« Je ne pense pas qu’on ait une faiblesse à une position en particulier, répond St-Louis sans hésiter. Je pense vraiment qu’on a plus de profondeur à toutes les positions. Ce sera d’utiliser le camp pour voir qui est rendu où.  C’est une bataille externe quand on joue contre une autre équipe, mais c’est aussi une bataille interne. Tu dois aller chercher la meilleure chaise que tu es capable d’avoir. Et tu ne dois jamais être satisfait de ta chaise, parce que quelqu’un peut venir te la voler. Avec la profondeur que l’on a cette année, tout le monde va se pousser. »

« Tous les joueurs sont fiers et veulent bien faire individuellement et collectivement, poursuit-il. On a grandi l’an dernier et c’est encore notre but cette année. On commence le camp en voulant faire de notre mieux. Notre culture est importante et les joueurs devront respecter leurs responsabilités, qui seront plus grandes cette saison. Et les gars sont prêts pour ça. Nous avons beaucoup de jeunes, mais ces jeunes ont maintenant plus d’expérience. On veut élever notre jeu et que les gars soient plus fiables et responsables. »

Des jeunes ralentis par les blessures?

La saison dernière, le capitaine Nick Suzuki a été le seul à disputer les 82 rencontres de l’équipe.

Des jeunes joueurs clés dans la reconstruction, comme Jordan Harris, Kirby Dach, Arber Xhekaj, Cole Caufield, Kaiden Guhle et Juraj Slafkovsky ont tous raté entre 17 et 43 matchs, en raison de blessures.

Est-ce que cela pourrait avoir ralenti leur progression?

« Est-ce qu’ils pourraient être plus loin dans leur développement? Sûrement. Mais je suis très content d’où ils sont, souligne St-Louis. Je sais que comme joueur, tu peux apprendre beaucoup même si tu ne joues pas, juste à regarder ton équipe et être là. Je suis fier des gars. Ils ont tous l’air en shape, ils sont arrivés tôt à Montréal et ils ont faim. Je ne suis pas inquiet qu’ils vont continuer leur développement. »

Reste maintenant à voir comment ces jeunes vont s’améliorer et jusqu’ou ils seront capables de mener le CH, en compagnie de vétérans clés comme Mike Matheson, David Savard, Sean Monahan, Josh Andersonet Samuel Montembeault.

St-Louis sur Mike Matheson nommé adjoint au capitaine

« Ça a été un processus qui a duré plusieurs mois, avec des discussions avec beaucoup de monde dans l’organisation. J’ai parlé à Suzy [Nick Suzuki], Gally [Brendan Gallagher], Savy [David Savard] et à bien des joueurs. Matheson coche toutes les cases. Il se présente à chaque jour, il aide les jeunes, c’est le joueur qui joue le plus… on a pris cette décision au sérieux et à la fin, ça a été une décision facile. »

St-Louis sur l’arrivée d’Alex Newhook

« Je ne l’ai pas vu jouer en personne, mais je sais un peu comment il a été utilisé au Colorado. Je n’ai pas voulu regarder trop de vidéos de lui, parce que je veux avoir un regard frais sur lui dans son nouvel environnement. Je ne veux pas avoir d’idées pré-conçues sur lui dans un contexte que je ne connais pas vraiment [Colorado]. Je sais qu’il patine bien, qu’il ne se fatigue jamais et qu’il compétitionne, mais maintenant, c’est de savoir ce qu’il peut faire d’autre. Quelles sont ses qualités? Quelles choses doit-il travailler? Où est-il le plus confortable? Mais on sait qu’il peut jouer en avantage et en désavantage numérique, au centre et à l’aile. Ce qui me rend heureux, c’est que je sens qu’on a acquis un joueur de hockey et non un jeune qui aime jouer au hockey. Et pour moi, c’est une grosse différence. On verra où il fitte. »

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