Juraj Slafkovsky (Dan Hamilton-USA TODAY Sports)

Un chapitre à la fois avec Dach et Slafkovsky

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Pas besoin d’avoir un doctorat en hockey pour conclure que le trio Newhook-Dach-Slafkovsky a été le meilleur du Canadien, hier, à Toronto.

Newhook a marqué deux buts, pendant que Dach récoltait deux passes et Slafkovsky, une aide.

Les trois ont aussi totalisé huit mises en échec et six tirs au but, et Dach a été le deuxième attaquant le plus utilisé de l’équipe, avec un temps de jeu de 21:22. Newhook a joué 16:46 et Slafkovsky, 15:25.

St-Louis a beaucoup parlé de Slafkovsky dans son point de presse, ce midi.

« Ce que l’on voit depuis trois semaines ou un mois, c’est bon, c’est encourageant, avoue le coach. Hier, il a joué un excellent match. Et comme tout jeune, il doit aller chercher de la constance. 

« Il a faim pour s’améliorer, ajoute St-Louis. Il ne pense pas juste à son succès, c’est un kid qui pense beaucoup à l’équipe. Il a de belles qualités. »

Slafkovsky a rapidement été placé en situation de réussite lors du camp d’entraînement et il a la chance d’amorcer la saison avec deux autres anciens choix de premier tour. Dach et Newhook peuvent donc comprendre, en partie, la pression qu’il ressent d’avoir été le tout premier choix en 2022.

Et, surtout, à 22 ans, ils ne sont pas vraiment plus vieux que Slafkovsky, qui n’en a que 19.

Slafkovsky à la bonne place au bon moment

Le Slovaque a connu une première saison de 10 points en 39 matchs et il n’a pas du tout joué après le 15 janvier, alors qu’il s’est blessé au genou gauche contre les Rangers.

La relation entre St-Louis et Slafkovsky est donc encore bien jeune.

« Slaf, ça fait plus qu’un an qu’on est ensemble, rappelle-t-il. Je te dirais que l’an passé, je l’ai coaché, mais pas beaucoup. Je ne voulais pas l’étouffer. Je voulais créer une relation pour qu’il ait confiance en moi et qu’il sache que je suis là pour l’aider. Pour moi, tout part avec les relations. Cette année, je me suis assis avec Slaf et on a parlé d’une couple d’affaires. Mais encore là, je fais attention pour ne pas trop lui en donner. J’y vais une bouchée à la fois. Tu le vois qu’il absorbe et qu’il en veut, mais si tu lui en donnes trop, tu l’étouffes. Je ne peux pas lui donner le manuel et lui dire: ‘Lis ça, c’est comme ça que je veux que tu joues.’ Je dois y aller un chapitre à la fois. C’est comme une équipe: tu dois y aller un chapitre à la fois. Et quand il comprend le chapitre, tu passes à autre chose. Je suis content qu’il soit autour de la rondelle, qu’il touche à la rondelle. Il a des contacts physiques, car il est à la bonne place au bon moment. C’est réconfortant pour lui et pour l’entraîneur: tu vois une progression. »

« Dach s’impose plus »

Dach, lui, a eu une bonne première saison avec le Canadien, avec 38 points en 58 matchs, un rythme de 54 points par 82 rencontres.

Et il ne semble pas vouloir ralentir, à la lueur du camp d’entraînement et du premier match régulier qu’il a offerts.

« C’est une progression qu’il a eue l’année dernière et il continue d’avancer, analyse St-Louis. Si tu recules d’un an à aujourd’hui, c’est un joueur que tu vois beaucoup plus sur la glace, il s’impose beaucoup plus, pas juste avec ses atouts, mais physiquement aussi. C’est une belle progression. »

Une progression dont la limite est difficilement quantifiable, tant il est prometteur comme gros centre droitier de 6’4’’ et 217 lb.

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