Nicola Riopel (sourceduhockey.com)

Une agence propulsée vers les ligues majeures

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La date du 30 mai 2023 restera à jamais gravée dans la tête de Nicola Riopel et Étienne Lafleur, les co-fondateurs de l’agence Propulsion.

Plus tôt aujourd’hui, Propulsion est entrée dans les ligues majeures en annonçant l’arrivée en ses rangs d’un premier client de la LNH, le défenseur Mackenzie Weegar, des Flames de Calgary.

Un beau cadeau pour l’agence qui est à la veille de fêter son sixième anniversaire.

« C’est une étape majeure, car on va davantage pouvoir rivaliser avec nos gros compétiteurs, souligne à La Poche Bleue Nicola Riopel, un ancien choix de cinquième tour des Flyers de Philadelphie, en 2009. Mackenzie est un joueur établi dans la Ligue nationale. Ça donne un gros boom à notre notoriété. Disons qu’Étienne et moi, on va avoir plus de poids quand on va appeler un joueur ou un dirigeant. Et pour les jeunes que l’on représente ou que l’on veut approcher, ça montre à quel point on est pour de vrai. Plusieurs joueurs et familles vont être rassurées par cette annonce. »

Après des saisons de 36 et 44 points en Floride, Weegar s’est amené à Calgary dans la transaction Matthew Tkachuk-Jonathan Huberdeau. Et il a déçu — comme bien d’autres — à sa première année à Calgary, avec seulement 31 points. 

Le droitier de 29 ans en sera cet automne à la première saison d’un nouveau contrat de 8 ans et 50 M$, signé le 7 octobre 2022.

« Une des questions que l’on se faisait souvent demander par les parents des jeunes joueurs que l’on approchait, c’était: ‘Vous représentez qui dans la LNH?’, raconte Riopel. On a même perdu certains clients potentiels à cause de ça. Là, on est rendu à une cinquantaine de joueurs dans le M18AAA, le junior majeur, la Ligue américaine et l’Europe. Et Mackenzie est le premier de plusieurs dans la LNH, j’en suis convaincu. »

Propulsion est née en 2017

Après une brillante carrière comme gardien dans la LHJMQ, avec les Wildcats de Moncton, Riopel a traîné son baluchon dans la Ligue américaine, la ECHL, l’Écosse, le Danemark et la France avant de finalement accrocher ses jambières, à l’été 2018.

N’ayant jamais fait des millions dans la LNH comme plusieurs de ses anciens coéquipiers et adversaires, le Québécois a rapidement dû penser à son après-carrière.

Et en septembre 2017, juste avant sa dernière saison professionnelle, il a lancé Propulsion avec son chum Étienne Lafleur, un avocat de formation.

« À l’époque, je négociais mes propres contrats avec Julien BriseBois et l’organisation du Lightning, se souvient l’agent de 34 ans. Et je négociais des ententes pour mes chums qui voulaient aller jouer en Europe, car j’avais gardé des contacts là-bas. Je me concentre à 100% sur l’agence depuis l’été 2018. »

La « prochaine étape »

Six ans après sa naissance, Propulsion frappe donc un grand coup avec l’arrivée de Mackenzie Weegar, qui vient de remporter la médaille d’or avec le Canada au Championnat du monde.

Le monde du hockey est un bien petit monde. Weegar va assurément parler à un tel et un tel qu’il est maintenant avec Propulsion. Le téléphone de Riopel pourrait se mettre à sonner comme jamais auparavant.

Il se dit prêt « à passer à la prochaine étape », mais veut demeurer fidèle aux valeurs qui ont mené Propulsion au succès.

« Quand j’ai commencé avec Étienne, je me suis toujours dit que j’allais être l’agent que j’aurais aimé avoir. C’est quelque chose dont je suis fier: malgré toutes les étapes franchies par Propulsion au fil des années, on n’a jamais délaissé notre approche très humaine. On ne donnera pas plus de temps à Mackenzie Weegar qu’à un jeune du M18AAA. À cet âge, on n’est pas des agents. On est des consultants, autant sur la glace que hors-glace. Je me lève à 5h du matin et je finis souvent à 22h. Et une chance que je suis bien rodé! Notre mentalité, c’est less is more », explique Riopel, qui avoue considérer ajouter éventuellement un ou deux agents à Propulsion, question que tous ses clients soient encadrés et suivis comme il se doit.

Nicola Riopel et Étienne Lafleur ne sont évidemment pas encore des Pat Brisson, des Allan Walsh et des Don Meehan. Mais, lentement mais sûrement, ils essaient de faire leur place dans le monde ultra-compétitif des agents de joueurs de la LNH.

Quand il jouait, Riopel tentait de se dresser tel un mur face aux tirs adverses. Aujourd’hui, il tente de défoncer des murs pour que son agence ne reste pas cloisonnée au Québec.

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